Une paire neuve en cuir est souvent raide pendant les premières semaines. Elle appuie sur le petit orteil ou mord le talon, et vous la laissez dans l’entrée en attendant qu’elle se fasse. Un assouplissant fait gagner du temps, à condition de savoir jusqu’où le cuir accepte de céder.
Pourquoi une paire neuve fait mal ?
Un cuir neuf n’a jamais été porté. Il garde la forme sur laquelle il a été monté en usine, alors que votre pied a ses particularités, ses bosses, parfois un oignon. Avec la marche et la chaleur du pied, le cuir finit par se mouler sur vous, mais il lui faut du temps, et en attendant… hé bien c’est votre pied qui encaisse.
Le même problème touche les chaussures restées des mois au placard. Le cuir sèche et durcit. Une paire qui allait très bien il y a deux ans peut se mettre à serrer, sans que votre pointure ait changé. Le cuir a perdu sa souplesse en séchant, et c’est elle qu’il faut lui rendre avant de remarcher avec.
Comment utiliser un assouplissant pour cuir ?
L’assouplissant Saphir pour chaussure en cuir agit sur les fibres et les rend plus souples. Il se pose à l’intérieur de la chaussure, sur la zone qui serre. Vous vous chaussez tout de suite et vous marchez quelques minutes, avec une chaussette épaisse si besoin : le cuir encore souple se détend sur la forme de votre pied. Si la gêne est toujours là le lendemain, on recommence.
Le produit convient au cuir lisse, au vernis, au daim et au nubuck. Sur un cuir clair ou un vernis, testez-le d’abord sous la languette, là où une marque ne se verrait pas. Le flacon de 50 ml suffit pour une ou deux paires, le 150 ml sert plutôt pour des bottes. Pour un talon qui frotte, visez la zone du contrefort, à l’intérieur, plutôt que toute la chaussure.
Un assouplissant donne quelques millimètres de confort. Pour une pointure entière, il faut parfois… changer de chaussures.
Les produits de l’atelier Chausse Pieds pour assouplir et entretenir le cuir
L’assouplissant et les embauchoirs de cet article sont en vente à l’atelier et sur la boutique en ligne. Pour les cuirs secs, vous y trouverez aussi le nourrissant assouplissant et la crème d’entretien incolore.
Ce que l’assouplissant ne peut pas faire
Le cuir se détend en largeur, sur un point qui appuie. En longueur, il ne bouge presque pas. Si vos orteils touchent le bout de la chaussure quand vous êtes debout, ni un produit ni l’atelier ne vous feront gagner une taille, et insister revient à déformer la paire sans la rendre confortable.
Pour une gêne marquée sur un point précis, il reste la mise sur forme. L’atelier Chausse Pieds élargit la chaussure à l’endroit qui gêne, dans les limites de ce que le cuir accepte. C’est plus franc qu’un assouplissant, utile sur un oignon ou un cou-de-pied fort. Une semelle de propreté trop épaisse peut aussi être affinée ou remplacée par une plus fine, ce qui libère un peu de place à l’intérieur.
Garder le confort gagné : petit mode d’emploi
Une fois que le cuir a cédé là où il fallait, il reste à ne pas perdre ce qu’on a obtenu. Une chaussure qu’on retire le soir et qu’on laisse tomber dans un coin sèche avec ses plis de marche, et le cuir se recroqueville un peu. Les embauchoirs en bois de cèdre tendent la tige entre deux sorties. Ils absorbent aussi l’humidité du pied, et la paire garde sa forme.
- embauchoirs glissés dans la chaussure dès qu’on la retire, quand le cuir est encore tiède ;
- une crème d’entretien de temps en temps, pour que le cuir lisse ne sèche pas ;
- un chausse-pied pour enfiler la paire, afin de ne pas écraser le contrefort du talon ;
- deux paires en alternance si possible, pour laisser chacune sécher une journée.
Pour une paire durcie au placard, commencez par la nourrir avant de la porter. Le nourrissant assouplissant Saphir, une huile très concentrée sans paraffine, pénètre en profondeur dans les cuirs lisses et les cuirs gras. Laissez-la reposer une nuit avec ses embauchoirs, puis chaussez-la : si elle serre encore à un endroit précis, c’est le moment de passer l’assouplissant sur cette zone.
Quand confier sa paire à l’atelier ?
Si deux ou trois applications d’assouplissant n’ont rien changé, n’insistez pas plus. Une paire qui blesse encore après une semaine de petites sorties a souvent besoin d’être détendue de façon ciblée.
Vous pouvez déposer vos chaussures à l’atelier Chausse Pieds à Nancy ou les envoyer par la poste, avec un mot qui indique où elles serrent. Pour des bottes qui compriment le mollet, essayez d’abord l’assouplissant à l’intérieur de la tige, en prenant le flacon de 150 ml : une tige haute en demande nettement plus qu’une paire basse. Si le mollet reste comprimé après quelques jours, l’atelier regardera la paire avec vous.







